100% Cinéma continue:
ICI
____________________________________________________________________
Voici le message de Mymp que je relaie suite à de nombreux problèmes avec l'interface d'Allocine, tout comme de nombreux autres blogeurs...
Depuis des mois, éditer un article sur l’interface d’Allociné devient un exercice de plus en plus difficile et compliqué. Entre les temps d’attente interminables, les surcharges de connexion, les outils graphiques qui ne fonctionnent pas, la limite de stockage ridicule, Allociné nous offre un éventail complet de désagréments et d’énervements qui donnent envie d’aller voir ailleurs (en à peine une semaine, 4 blogueurs, et pas des moindres, sont partis vers de meilleurs horizons).
C’est pourquoi, dans la mesure où d’autres blogueurs désirent s’associer à ce ras-le-bol général, déjà relayé sur pas mal d’autres blogs, je vous invite à exprimer ici votre mécontentement ou à recopier cet article sur votre blog (et ainsi de suite), espérant peut-être faire comprendre aux hautes instances d’Allociné que cela ne sert à rien de jouer la sourde oreille ou de préférer la politique de l’autruche. Et leur faire admettre, surtout, qu’il faut réellement améliorer l’interface (peut-être prévu avec le lancement prochain de la nouvelle version du site) déficiente et presque obsolète qui tient lieu aujourd’hui de pauvre système d’édition.
Nous participons, dans une certaine mesure, à la renommée et à l’efficacité d’Allociné (sans parler des retombées publicitaires), il serait bien alors que notre hébergeur prenne enfin en compte nos revendications et nos contrariétés, et arrête de nous traiter comme des vaches à lait à qui l’on ne doit absolument rien.


SELECTION OFFICIELLE FESTIVAL DE CANNES 2009 – EN COMPETITION
On ne va pas le cacher : depuis Little Miss Sunshine, le label « film américain indépendant » est certes à la mode mais trop souvent octroyé à des films fades et sans inventivité. Présenté aux festivals de Sundance et Deauville (passages obligés), (500) jours ensemble est une excellente surprise, une comédie romantique amusante et émouvante portée par d’ingénieuses trouvailles de mise en scène. Le film se présente d’emblée comme « l’histoire d’un garçon qui raconte une fille » et a la bonne idée de ne jamais tomber dans le schéma facile et usé de la comédie romantique à l’américaine. Tom, employé dans une entreprise concevant des cartes de vœux, tombe amoureux de Summer, une nouvelle assistante. Marc Webb opte pour une narration éclatée, retenant des fragments de ces 500 jours passés ensemble introduits par la période à laquelle ils se reportent.
Avec chacun de ses films, Steven Soderbergh aime être là où on ne l’attend pas. En 2009, il y a eu le diptyque Che, le très expérimental Girlfriend Experience (son meilleur film cette année), et maintenant une comédie d’espionnage se situant quelque part entre Erin Brokovich pour son héros s’attaquant à une multinationale et Ocean’s Eleven pour son ton décontracté. D’emblée, The Informant ! refuse de jouer la carte de la reconstitution fidèle d’un fait divers : s’il reconnaît s’inspirer d’une histoire vraie, Soderbergh, dans son carton d’ouverture, amuse en affirmant que ses personnages ont été synthétisés et les dialogues réécrits (soit ce que fait n’importe quelle fiction cinématographique). Il opte ainsi immédiatement pour un traitement léger et drôle, qui n’est pas sans évoquer une autre comédie d’espionnage récente, Burn After Reading.
Elle est longue et sinueuse la route que devra suivre Hervé pour sortir de son alcoolisme chronique... Philippe Godeau le suit à partir de son entrée dans un centre de désintoxication, où le tutoiement est de rigueur et où d’anciens alcooliques sont chargés d’aider les nouveaux arrivants dans leur thérapie. La démarche du réalisateur n’est pas de dépeindre la progressive descente aux enfers d’un homme noyant un quelconque traumatisme dans l’alcool mais plutôt de s’intéresser à son cheminement pour se départir de son addiction. Dès lors, il pose majoritairement sa caméra dans une clinique où il analyse les techniques mises en place pour parvenir à une guérison jamais définitive. Le Dernier pour la route frappe par sa justesse et sa sobriété (sans mauvais jeu de mot) en approchant de manière très documentée un sujet encore sensible, fort heureusement ici abordé frontalement et sans dramatisation excessive. Le film est intéressant, prenant même, bien que les histoires annexes (avec le personnage de Magalie par exemple), indispensables pour rendre le film plus cohérent et plus facilement recevable, soient anecdotiques et attendues.
Que ce soit dans des drames ou des comédies (trop souvent anecdotiques : Fair Play, Notre univers impitoyable et récemment Le Coach), le monde du travail est le nouveau cadre privilégié par le cinéma français. Pour son premier film, Mathias Gokalp ne choisit donc pas un sujet inédit, mais sa construction est suffisamment habile et porteuse de sens pour convaincre. Rien de personnel se joue exclusivement dans un luxueux château où les cadres d’une entreprise pharmaceutique ont été conviés. Au cours d’une soirée, un cocktail ordinaire se meut en exercice de coaching sans limite destiné à éliminer le personnel le moins performant avant le rachat de la société. Mathias Gokalp a la bonne idée de ne pas quitter son décor (les inutiles flashbacks pour introduire les personnages sont même évités) : il préfère suivre cette soirée selon divers points de vue qui se succèdent impeccablement.
Alors que Margaret, une directrice littéraire tyrannique, est menacée d’être renvoyée au Canada, son visa venant d’expirer, elle force Andrew, son assistant, à devenir son époux. Voici le postulat de cette comédie romantique ordinaire, réalisée sans originalité et avec paresse par Anne Fletcher (27 Robes). Faute de mieux, La Proposition se repose sur son duo d’acteurs, Sandra Bullock (convaincante) et Ryan Reynolds (trop fade). Pendant quelques temps, le film fonctionne, Bullock prenant plaisir à incarner une garce et Reynolds son brave bras-droit. Or, pour que les services de l’immigration croient en leur histoire d’amour, Margaret et Andrew s’envolent pour l’Alaska, retrouver la famille de ce dernier pour les soixante-dix ans de la grand-mère. Si quelques (trop rares) fois, La Proposition réussit à faire sourire, le film se fait de plus en plus affligeant lorsqu’Anne Fletcher essaie de lui donner un peu de consistance.







